Agir ou subir - La profondeur des causes
Par Vincent François le dimanche 1 juin 2008, 17:03 - Actions - Lien permanent
Ce second aspect constitue, à mon sens, le gros du problème. Car trouver des solutions à un problème de taille, c’est une chose; mais tenter de le corriger sans voir que l’on en est soi-même la cause, en est une autre.
Suite du billet Agir ou subir.
Il ne s’agit pas ici de simplement fustiger l’« individualisme », une « nature humaine » plus ou moins mauvaise, « les autres », ou simplement une population en trop grand nombre. Même si tous ces facteurs sont réels et lourds, la véritable difficulté est de mettre en balance les comportements néfastes à court terme et les bénéfices à long terme de leur correction.
Exemple : la « liberté » de se déplacer en voiture à court terme, contre, à long terme, des cités moins polluées, une atmosphère moins réchauffée, des ressources utilisables à des fins durables, des rapports humains moins agressifs…
Autre exemple : la « liberté » de pêcher sans limite à court terme contre, à long terme, du poisson disponible constamment permettant à ceux qui l’exploitent un revenu durable et suffisant et à ceux qui s’en nourrissent une source fiable.
Si on ajoute à cela la propension humaine à croire plus qu’à chercher la vérité, à quoi bon bâtir une civilisation avec un matériau humain de si piètre qualité? Face à la profondeur des causes, là aussi, l’espoir réside justement dans le fait que puisque nous sommes largement responsables par nos comportements de la catastrophe à venir, il est donc techniquement de notre pouvoir d’arrêter ces comportements néfastes. C’est beaucoup.