Questions en forme d'appendicite, ou l'inverse
Par Vincent François le vendredi 17 juillet 2009, 22:01 - General - Lien permanent
Depuis le début du mois de juillet, je suis aux prises avec un problème de santé classique, mais qui se déroule un peu étonnamment chez moi : l'appendicite.
Le bretzel « sauveur »
Une douleur sur mon vélo en allant passer la soirée chez des amis, suivie d'une toute petite nuit douloureuse. Consultation le lundi, douleur dans la salle d'attente des urgences mais analyse de sang contradictoire. Le mardi, échographie puis pour lever le doute, scanner. À sa sortie, après encore quelques heures d'attente, ayant trouvé de la monnaie pour téléphoner, je m'achète quelques bretzels et en avale deux ou trois, pensant qu'on m'avait oublié même pour l'aiguille à injection qui me restait encore dans le bras...
Dix minutes après, le médecin sort : « Ah, vous avez mangé, on ne peut pas vous opérer alors... » Surprise! Je passe donc la nuit aux urgences puis en chirurgie en attendant l'opération du lendemain. Et le mercredi se passe – c'est mon anniversaire – de mieux en mieux, la douleur s'estompant avec les heures, les symptômes aussi. Observation jusqu'au jeudi où on me libère pour bonne conduite, avec une ordonnance de 10 jours d'antibiotiques. Sauvé par le bretzel ou n'est-ce que partie remise?
Le retour de la vengeance d'Appendicitor 2
48 heures après la fin des antibiotiques, je me réveille à 5 heures du matin. Les symptômes de manque d'appétit, de nausées, de ventre dur et gonflé sont revenus et la douleur est très faible. Déjà le retour? J'annule mon rendez-vous du matin, je prépare mon sac et finis quelques petits travaux urgents pour être en mesure de prévenir de mon absence. Au fil de la journée et des avis des uns et des autres, il apparaît que la douleur s'estompe peu à peu et je ne suis pas décidé à trancher.
En fin d'après-midi, un ami médecin me laisse un message, basé sur mes symptômes transmis indirectement, dans lequel il me conseille d'aller à l'hôpital. Je suis prêt, je le rappelle pour le remercier et, lui précisant mes derniers symptômes, il me propose d'attendre un peu et de voir comment se passe la nuit. De peur d'être saisi tout seul à la maison par une aggravation, je pars dormir chez des amis qui habitent la porte exactement en face de l'hôpital, une sorte de pré-urgence très sympathique « Ici mieux qu'en face »... Le lendemain, je vais bien et me fais dire par le même ami médecin que « j'ai bien fait de ne pas aller à l'hôpital » et que « l'orage est passé ».
Que faire?
Me voilà maintenant à me demander ce que je dois vraiment faire. Les conseils que je reçois vont dans deux grands sacs : finis-en en coupant, c'est bénin et classique, ou bien jeûne, repos et questionnement.
Le premier choix consiste donc à couper un bout d'organe irritable presque par prévention et pour m'assurer à moyen terme d'être débarrassé d'une source potentielle de danger. Le second consiste à jeûner, suivre une hydrothérapie, observer, écouter et chercher les causes psychologiques ou autres. La seconde solution n'empêche pas de passer à la première en cas d'aggravation, mais elle me met dans une situation de doute et peut-être de risque.
Mais c'est bien en jeûnant et en me reposant que les deux alertes ont été facilement repoussées, la première fois avec les antibiotiques, la seconde avec de l'extrait de pépin de pamplemousse. Il est tentant de pousser plus loin. Si en revenant à une alimentation normale, les symptômes reviennent, que dois-je en conclure? Que le jeûne n'est efficace qu'à court terme ou qu'il n'est pas poussé assez loin pour une guérison?
Est-ce purement mécanique? Usure, détérioration, mauvaise habitude alimentaire ou de santé? Tuyauterie qu'on remplace, considérée comme « inutile » par statistique ou ignorance?
Est-ce plutôt « peur, insécurité, lassitude, abandon », comme l'écrit Jacques Martel :
« Le plus souvent, cette contrariété est en rapport avec un des membres de la famille ou en lien avec les principes et les idées rattachés à la famille. Ce peut être une situation qui a rapport à l'argent (..). Ce peut être aussi quelque chose ou quelqu'un que je voudrais voir "s'ajouter" ou "s'incorporer" à ma vie mais une circonstance l'en empêche.(...)Il y a une "obstruction" au courant de vie et je refoule une multitude d'émotions. Cela peut même aller jusqu'à la peur de vivre. Je n'arrive plus à filtrer efficacement les nouvelles réalités pour m'en protéger.
Je ne vois pas d'autre issue à ma vie. »
Des peurs, de l'insécurité, bien sûr que j'en ressens, avec souvent de la colère, quand je vois nos façons collectives de vivre, l'avenir que nous détruisons, le succès de la hideuse bêtise, mais j'ai plutôt l'impression que c'est moins fort qu'avant. L'argent, oui, ça manque, et ce manque guide ma vie plus que je ne le souhaiterais, mais là encore, ça ne fait que s'arranger et moins me peser.
Oui, je refoule des tas d'émotions, mais c'est pas nouveau, ne fait-on pas tous cela, rassurez-moi? C'est une des bases de la vie en société, non? J'ai du mal à croire que j'en sois arrivé à une peur de vivre, tout de même. Au contraire. Alors des trucs qui me semblent anodins et qui ne le sont pas? Inconsciemment peut-être?
Qu'en pensez-vous? Je serais très intéressé d'entendre vos avis, témoignages et surtout vos idées pour m'éclairer, notamment si vous me connaissez un peu... Merci beaucoup d'avance.
Commentaires
Je suis passée trop rapidement aujourd'hui à ton bureau pour prendre le temps de savoir comment ça va ! Mais je suggère d'emblée de passer à l'Oiseau Tonnerre http://www.oiseautonnerre.com/ pour l'acquisition de Birkenstock (si ce n'est pas présent) et lecture de Louis Kuhne: La nouvelle science de guérir.
ouais..... pas évident...... moi je fais de la haute pression, de la fibromyalgie, des acouphènes, un début d'aphonie et de voyage permanent dans la lune , inattention, étourdissement, et signes précurseurs de type Alzheimer.... ah oui reflux gastriques..... alors ma cours est pleine........ tout va bien aller Vincent...... le tout est de ne pas abuser des sauces ( Abraraccourci ) !!!
Bizes
Alors pas de doute, après l'Oiseau tonnerre de Brest passage mur à mur chez Physio Synergie ! http://www.physiosynergie.com/
(-:
Toutes ces interrogations ne correspondraient-elles point à ce qu'on appelle la Crise de Milieu de Vie, ou plus communément la CMV qui apparaît lorsque survient la quarantaine?
A ta place, je me ferais opérer une bonne fois pour toute car sinon tu vas gâcher toutes tes vacances d'été à flipper (une péritonite ça craint un peu quand-même) et je viendrais faire un tour en France pour te ressourcer, en faisant bien sûr un tour par Chaville :-).
Pour ma part, je suis en pleine interrogation (bientôt 39 ans arrrgghh) et je commence à me sortir du tunnel en créant ma propre entreprise et cela va te faire rire, mais je me suis fait baptiser cette année (catholique) et confirmer dans la lancée, étonnant non?! Je ne peux pas dire que ça ait calmé mes interrogations, mais je relativise tout et j'ose faire et dire plein de choses qui me tiennent à coeur maintenant!!
Bizz et tiens nous au courant,
Claire
Peut-être peut-on séparer l'immédiat et le plus long terme.
Dans l'immédiat, il faut enrayer l'inflammation. Tu as pu remarquer que le fait de ne pas manger pendant quelques heures diminue les symptômes car enlève un peu de pression au niveau des intestins et surtout en cet endroit un peu biscornu (coude a angle droit avec en plus un petit cul de sac qui ne mène a rien en bas d’un remontée du colon et dans lequel peuvent s’accumuler les matières fécales non proprement digérées. Ce petit cul de sac, l’appendice, reste évolutif d’un organe plus long, n’est donc pas facilement nettoyable et peut devenir le siège d’une inflammation s’il devient vraiment ‘encrasse’.
Pour enlever le facteur émotif et de peur, et surtout tout scrupule de mauvaise bouffe, le mieux quand quelque chose est sale, c’est de le nettoyer. C’est une loi de la nature, que quand il y a stagnation, il y a croupissement et les mauvaises bactéries s’installent confortablement pour avoir ‘un bon souper’. C’est pour cela que le jeune (thérapeutique) est un bon outil, car il permet de vider complètement les intestins et d’enlever la source de nourriture à ces bactéries. On peut aussi l’accompagner d’une hydrothérapie du colon (répétées plusieurs fois) pour compléter le nettoyage et d’une supplémentassions avec des bonnes bactéries par la suite. Il faut préciser que ce jeune doit durer plusieurs jours pour être efficace et ne peut pas être interrompu par la consommation d’aliment quel qu’ils soient sauf de l’eau, simplement parce on se sens ‘une envie de manger quelque chose’. C’est un peu de discipline qu’il faut se donner pour aller jusqu’au bout. Un bon livre sur le jeune est (Fasting can save your life de JM Shelton). Sinon je peux t’envoyer un article sur ce qui se passe au niveau du métabolisme du corps pendant le jeune si tu veux.
Ensuite, il faut renforcer ses défenses immunitaires (vitamine C minimum 3 g / jour, Échinacée…), et manger sain pour que l’inflammation se résorbe. Eventuellement, on peut recommence l’arsenal antibiotique (si cela s’avère nécessaire). Car maintenant au moins, les antibio pourront s’avérer utiles vu que la cause originelle de l’inflammation, l’obstruction, sera enlevée.
Si tu as recours à l’opération, tu perds sur beaucoup de niveau. Tu perds l’occasion de te nettoyer les intestins (qui sont à l’ origine de beaucoup de maladies y compris le cancer) et de voir que tu peux avoir un effet positif sur ton corps. Même si on t’enlève l’appendice, rien ne te promets que l’obstruction et les tissues avoisinants ne soient pas non plus un peu infectes. En plus une opération est toujours, même bénigne un choc pour le corps et quand ce n’est nécessaire, pieux vaut l’éviter.
N’oublie pas que le corps est en permanence en train de s’auto guérir pour peu qu’on lui en donne les moyens (le nettoyage). Un nettoyage, est donc il me semble un prix très bas a payer, pour donner a son corps un nouveau départ.
Alors ensuite, on peut travailler su soi, les emotions, ... mais ce sera probablement l’occasion d’un autre échange…
En tout cas, cela me donne l’envie de commencer ce a quoi je pense depuis longtemps, faire un blog sur ces questions de sante. Alors merci, il faut uniquement que je trouve un peu de temps.
Alors Vincent, fais confiance a la volonté de survie innée de corps humain et aussi fais-toi confiance.
Et bien franchement Vincent, je me mets à ta place, jamais agréable !!! cette situation, ne serait ce que de devoir trancher pour l'une ou l'autre solution, mais tout de même peut être que le bretzel sauveur, mérite que l'on s'arrête sur la 2ème solution. Si c'est le cas,Il sera nécessaire d'être très à l'écoute de ton corps, pour éviter les risques d'aggravation, essaie de sentir ton corps toi, seul peut évaluer la douleur. Bon je ne suis pas médecin mais je pense que ce peut être une alarme ... pour te dire de revoir ton régime alimentaire, prendre du repos, . pour te dire "prends soin de toi" (surtout ne pas penser à la pub)
Je pense également qu'avec les enfants certains parents ont tendance à trop s'oublier .... on met au placard des rêves, on refoule parce que pas le temps, soucis d'argent etc... et bien sûr très souvent notre enfance. Je te recommande le livre "Aimer ce qui est" de Katie Byron.
Je t'embrasse et donne moi surtout de tes nouvelles.
Hi Hi Hi
J'ai une mauvaise nouvelle pour toi :
On est mortel!
Et quelque soit la cause de notre fin cela est dû à une détérioration de notre organisme qui ne se régénère plus.
Et si il y a avait une science exacte pour la santé, nos hôpitaux ne seraient pas engorgés!
Depuis 10 ans je fais des prises de sang et soit le cholestérol est trop haut, soit le taux de sucre, soit l’acide urique… Tout étant contrôlable par l’alimentation, les plantes etc.…
Sauf que l’alimentation pour résoudre chaque problème est contradictoire et lors que je réussi à descendre un taux l’autre remonte.
Ce qui fait baisser l’un n’aidant pas l’autre etc.…
Sans compter que ce que me disent la naturopathe et la diététicienne est parfois contradictoire
En fait mon médecin est encore le plus cool, il me dit : tant que tu fais attention et que ça ne monte pas à un niveau top élevé on ne fait rien on surveille. Fait juste attention !
Donc pour répondre à ta question.
1. Fais-toi enlever l’appendicite et tu verras bien si tu as encore mal. (ça fait 25 ans que j’en ai plus…)
2. Mange bien!( équilibré)
3. Dors bien!
4. Fais de l’exercice
5. Et si c’est de l’inquiétude qui te fait mal au ventre ben ne t'en rajoute pas en te demandant comment en avoir moins!!!
6. Et lit ce qui te fait plaisir, un bon polar c'est pas mal non plus. Personnellement tous ces livres qu'on te conseil... rien que d'y penser j'ai mal au ventre!!!
Vérifications de riguer... afin d'éviter la péritonite dangereuse et douloureuse !
Bisous et bon courage !!!
Lydia
Merci à toutes et tous pour vos conseils, témoignages et encouragements.
La suite de l'histoire : un peu inquiet par les retours des symptômes malgré le fait de ne pas manger (du tout, même), je suis allé consulté à l'hôpital aujourd'hui.
Juste après la prise de sang, je me suis évanoui et je devine que je suis tombé par terre. Je ne me souviens que des visages empressés des infirmières qui me réveillaient alors que j'avais l'impression de sortir d'un vague rêve. Aucune autre sensation, ni à la tête, ni aux coudes ou genoux.
Perfusion, civière à l'urgence, puis le chirurgien m'a ausculté et tout à l'air correct...
La suite est ici : http://45nord.net/index.php/post/20...