En fait, je veux tout savoir et le fait de ne pas y arriver génère souvent un manque, une frustration. Alors qu'avec les résultats sportifs, aucune frustration mais plutôt un soulagement de ne pas savoir.

Comme dans la chanson « Au café Robinson » de Marie-Jo Thériault : « Couler comme une rivière, large comme le désert ». Remplir tout l'espace, tout connaître.

Ces pensées me viennent devant une bibliothèque de livres en farsi, écrits en alphabet arabe, alors que je tente laborieusement d'en déchiffrer les titres et d'essayer d'y retrouver des mots identifiables, des auteurs, des noms de villes, de pays, de fleuve.

La bibliothèque en question est dans un petit restaurant perse rue Sherbrooke à Montréal, que j'aime bien. Que j'aimais bien, je viens de découvrir qu'il était fermé.